Passage à l’acte

Conception Fanny de Chaillé et Phillipe Ramette
Lumière Yves Godin
Danse Christine Bombal, Christophe Ives, Betty Tchomanga, Lenio Kakléa, Madeleine Fournier, Pauline Brun, Kerem Gelebek, Jonas Chéreau, Jérôme Andrieu, Sylvain Prunenec et Guillaume Bailliart
Production Isabelle Ellul
Remerciements Marc Domage et Jérôme Robbe

Durée 50 minutes

Passage à l’acte a été crée les 16, 17, 18, 19 et 20 novembre 2011 au Théâtre de la Cité internationale à Paris dans le cadre du projet New Settings de la fondation d’entreprise Hermès.

Production Association Display Coproduction Théâtre de la Cité Internationale Paris, Musée de la Danse, Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne, avec le soutien de la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New settings, et du réseau européen  WEB (Uzes danse, WP Zimmer – festival amperdans Anvers, Le Vivat Armentières, Dampfzentrale Berne, Beursschouwburg Bruxelles, HAU Berlin, Frascati Amsterdam, Vooruit Gent).

L’Association Display est soutenue par le Ministère de la Culture, DRAC Île-de-France au titre de l’aide au projet.


Tout semble les séparer, mais c’est affaire de perspective… Elle, chorégraphe et femme de scène, adepte du geste dynamique de la danse, du théâtre et de la performance… Lui, virtuose du geste immobile, plasticien du rêve, qui fige son corps dans d’invisibles sculptures puis se photographie dans de renversantes (au sens propre !) situations… Tous deux fascinés par l’absurde, le corps et le souci de rationaliser l’irrationnel… Passage à l’acte concrétise près de quatre années de discussions passionées, qu’ils ont menées pour s’attirer sur leurs terrains artistiques respectifs.

Joignant enfin le geste à la parole, Fanny de Chaillé et Phillipe Ramette ont imaginé une “forme spectaculaire” pour apprivoiser chacun le geste de l’autre – la contrainte du mouvement pour elle, l’exposition sur le théâtre pour lui.
Brigitte Jais – Programme New Settings 2011


Extrait de l’article de Smaranda Olcèse-Trifan
dans Paris-Art – novembre 2011

Passage à l’acte ne se laisse pas appréhender d’un seul regard. La pièce déploie de multiples plans et régimes scopiques, instaure des jeux de perspectives troublantes et aménages des points aveugles, comme les toiles des maitres espagnoles. La dimension processuelle, fortement présente à même le titre, résume les tentatives sans cesse recommencées de ses deux auteurs d’apprivoiser chacun le geste de l’autre: assumer la contrainte du mouvement et intégrer le mode d’exposition «muséal». Elle donnerait peut être une meilleure clé d’entrée dans une œuvre qui exige avant tout une grande disponibilité intellectuelle et une forte implication physique de la part des spectateurs, qui sont invités à se déplacer, à circuler, à changer toujours de point de vue, à expérimenter des possibles et à remettre en question leur position antérieure.