Description du projet

NEVER MIND THE FUTURE

D’après NEVER MIND THE MIND THE BOLLOCKS, HERE’S THE SEX PISTOLS

Contrebasse – voix Sarah Murcia
Accompagnée de saxophone Olivier Py guitare Gilles Coronado batterie Franck Vaillant
Piano Benoit Delbecq Voix Mark Tompkins
Son Sylvain Thevenard
Lumière Luc Jenny

Durée 1h

Création janvier 2015

Production déléguée Display – Isabelle Ellul
Coproduction avec le Festival Sons d’Hiver, le Théâtre de la Cité Internationale à Paris et le soutien de l’ADAMI et de la SPEDIDAM
Le site de Sarah Murcia →

L’association DISPLAY Fanny de Chaillé accueille en production déléguée des projets d’artistes, en 2015 en lien avec le Théâtre de la Cité Internationale s’élabore le projet de Sarah Murcia qui reprend l’album culte des Sex Pistols.

Quand il m’a été proposé de reprendre un album culte, l’idée m’a tout de suite intéressée ; je suis familière de cette démarche en général, ayant à maintes reprises arrangé de la musique déjà existante (Kurt Weil avec Baron Samedi d’Alain Buffard, mon duo Beau Catcheur avec Fred Poulet (travail presque Oulipien sur un répertoire tiré de la variété internationale), projetsTimes they are changin’, au festival d’Amiens , avec deux harmonies, un trio et plusieurs chanteurs sur des chansons engagées; projet Je me souviens, au Maroc, autour de chansons ayant marqué l’adolescence des chanteurs présents ; disque de reprises avec mon groupe Caroline , autour de chansons s’appelant toutes « Caroline »; et émissions de Paul Ouazan sur Arte atour de l’année 67, des années 70, 80 et des crooners, ou encore le travail sur le rockabilly avec le groupe las Ondas Marteles.
J’ai choisi de travailler sur l’album Never mind the Bollocks des Sex Pistols, car d’une part c’est un disque qui m’a marqué plus jeune, et que je réécoute maintenant avec plaisir ; j’aime le son, l’énergie et la musique qui s’en dégagent, et d’autre part la richesse du paradoxe inhérent à la formation et au développement du groupe me parait tout-à-fait intéressante. D’un côté le mouvement punk, anti-valeur et anti-fashion, de l’autre un phénomène de mode absolument gigantesque, avec une stratégie commerciale menée avec brio par Malcom McLaren.
C’est avec mon groupe Caroline (Gilles Coronado, Olivier Py, Franck Vaillant et moi-même) que j’ai décidé de travailler sur ce projet , car nous partageons la même grammaire musicale, à la fois issue du Jazz, du Rock, de la chanson et d’autres formes de musiques, qui nous permet de passer d’un état à un autre avec souplesse, ce qui me paraît correspondre à ce genre de projet.
J’ai voulu inviter Benoit Delbecq, musicien que j’admire beaucoup, pour enrichir la palette sonore de l’ensemble; la façon dont il utilise le piano me semble s’intégrer parfaitement au groupe et à ce projet en particulier.
J’ai aussi voulu inviter Mark Tompkins à danser et chanter (nous avons un duo, Everybody dans lequel il chante et il danse, je chante et joue de la contrebasse ; il est aussi venu plusieurs fois chanter avec Caroline, et également sur Arte dans les émissions de Paul Ouazan ou j’étais arrangeuse). Sa présence me paraît toute indiquée pour incarner le paradoxe dont je parlais précédemment ; il serait à la fois chanteur (avec moi) et danseur. 

L’idée serait, plutôt que de reprendre textuellement et musicalement le disque, d’écrire une variation autour de leur musique, en ayant un regard assez large sur leur propos et son expression. Le fait que la musique de Never mind the Bollocks soit assez typée, réalisée dans une grande unicité de style, permet d’envisager beaucoup de possibilités d’interprétation. 

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